Vrai ou Faux

VRAI : Ces statistiques ne reflètent qu’une partie de la criminalité commise dans un contexte de violence conjugale, car on estime que seulement 30% des crimes commis dans ce contexte sont portés à la connaissance de la police, dont :
• 68% des femmes ont subi des voies de faits;
• 14% ont reçu des menaces;
• 11% ont été victimes de harcèlement criminel;
• 5% ont subi des agressions sexuelles, des enlèvements ou des séquestrations;
• 2% ont subi de l’intimidation, une tentative de meurtre ou un homicide;
• 46% des auteurs étaient les conjoints;
• 39% des auteurs étaient des ex-conjoints;
• 15% des auteurs étaient des amis intimes ou ex-amis intimes (Sécurité Publique 2010).
FAUX : Il n’y a pas de provocation, sinon des évènements déclencheurs qui deviennent des « prétextes » à la violence. Personne ne mérite d’être violenté. La violence est un comportement choisi et utilisé comme moyen de contrôle et de domination. Les comportements de violence ne sont jamais justifiables.
FAUX : Ce n’est pas parce qu’ils ont consommé de l’alcool ou des drogues que les hommes violentent leur partenaire. Il n’existe pas de substances ou de situations stressantes qui possèdent le pouvoir de rendre quelqu’un violent contre sa volonté. Malgré que l’alcool ou les drogues réduisent les inhibitions et que le stress amène une certaine tension, ces facteurs ne doivent pas servir d’excuses aux hommes violents pour se déresponsabiliser.
FAUX : Il est difficile pour les femmes victimes de violence conjugale de quitter leur partenaire, et ce, pour plusieurs raisons :
• Elles sont prisonnières du cycle de la violence conjugale;
• Elles ont espoir que la relation va s’améliorer, que leur conjoint va changer;
• Elles ressentent la peur, la honte, la culpabilité ainsi que le doute et l’impuissance;
• Elles vivent dans la peur des menaces proférées par le conjoint ou de l’augmentation de la violence;
• Certaines craignent même pour leur vie et celle de leurs enfants;
• Elles peuvent être apeurées à la pensée d’entreprendre des démarches judiciaires dans le but de dénoncer le conjoint ou de s’en séparer;
• Elles redoutent le jugement de la famille, des amis ou des intervenantes;
• Elles peuvent faire face à un manque de ressources sociales ou économiques pour s’en sortir seule;
• Le deuil (de la maison, des amis, de la vie familiale, du statut socioéconomique...) est déchirant à faire;
• Elles sentent aussi de la culpabilité à l’idée de briser la famille et d’éloigner les enfants de leur père;
• Des convictions religieuses, culturelles ou personnelles peuvent les empêcher de quitter;
• La plupart des femmes violentées ont besoin d’aide pour quitter définitivement le conjoint violent.
De plus, après une séparation ou un divorce, l’homme violent peut encore menacer, harceler ou attaquer physiquement son ex-partenaire. À ce moment, les femmes ont besoin de beaucoup de soutien. En 2010, les victimes de violence conjugale ont été agressées par leur conjoint dans 46% des cas, par leur ex-conjoint dans 39% des cas et par un ami ou ex-ami intime dans 15% des cas (Sécurité publique 2010).
FAUX : Tant chez les Québécoises d’origine que les femmes d’autres cultures, la violence conjugale n’a pas de visage précis quant au niveau d’instruction, à l’âge et au statut socioéconomique. Les femmes violentées par leur partenaire se retrouvent partout, dans tous les milieux.
FAUX : Malgré le fait que tous les enfants réagissent différemment, la grande majorité, voir la totalité d’entre eux, vivront avec les impacts découlant de l’exposition à cette violence (voir la section « Conséquences de la violence chez les enfants »). Toutefois, la qualité de la relation d’attachement mère/enfant influencera positivement l’adaptation de ceux-ci.
FAUX : Pour une femme violentée par son partenaire, demander de l’aide peut être le début d’une démarche pour s’en sortir. L’aider lui permet donc de faire les pas nécessaires, à son rythme. Reprendre le contrôle sur sa vie et redécouvrir son potentiel nécessitent beaucoup de support. Il est essentiel de ne pas blâmer les victimes et de les respecter.
Avant de quitter définitivement un conjoint violent, les femmes peuvent longuement hésiter entre partir et rester. Elles partiront souvent pour voir si elles peuvent survivre en dehors de la relation et retourneront pour vérifier si le conjoint a changé. Une femme victime de violence conjugale quitte, en moyenne, 7 ou 8 fois avant de quitter le conjoint définitivement (Paradis, F., Levaque, R., Théorêt, J. & Langlois, L., 2004).
FAUX : Les femmes n’ont ni la responsabilité ni le pouvoir de changer leur partenaire violent. Seuls les hommes eux-mêmes, après avoir pris réellement conscience de leur violence et reconnus leur responsabilité, peuvent décider de modifier leurs comportements.
VRAI : La violence psychologique et la violence verbale exercées par un partenaire ont des conséquences très importantes. Elles diminuent l’estime de soi, détruisent la confiance en soi. Pour de nombreuses femmes, ces formes de violence sont plus fréquentes que la violence physique et s’avèrent souvent plus dévastatrices pour elles.
FAUX : La violence conjugale est plutôt une prise de contrôle du conjoint violent sur sa partenaire. La réelle cause de la violence conjugale est le désir de contrôler une personne qu’on ne considère pas comme son égale.
FAUX : Le conjoint violent peut souvent être un bon compagnon de travail et un voisin charmant. Il s’en prend surtout à sa conjointe et à ses enfants, parce qu’il se sent légitimé de le faire. La femme violentée hésitera de parler de ce qu’elle vit parce qu’elle sait que les gens autour pourraient ne pas la croire étant donné l’image positive qu’il transmet à l’extérieur de la vie conjugale.

Support

Nos services gratuits et confidentiels sont offerts 365 jours par année et ce, 24 heures sur 24.

514.637.3529